Carnet de bord du Capitaine

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Mercredi 27 avril 2005

Cinéma : "Mon petit doigt m'a dit ..."  de Pascal Thomas - France

Les bonnes intentions ...

 

Ah ! Les bons mots d'Agatha Christie aux enquêtes so british, toutes les bonnes intentions de ces histoires sombres et mystiques ...  Interprétées  ici par Catherine Frot et André Dussoullier, elles ne manquent pas de charme  mais, manque de chance pour eux, les bonnes intentions ne font forcement les bons films ! Les longueurs, rencontrées ici et là, si elles participent à l'atmosphère si particulière, elles alourdissent le rythme d'une manière tout bonnement soporifique !! Exit les trépidantes aventures d'Hercule Poireau, les découvertes bouleversantes de dernière minute ... Le scénario n'est pas très passionnant, trop souvent prévisible et sans réelle surprise. Rien de déshonorant mais franchement, il y'a bien mieux à voir ce mois-ci. Manque de vitamine dans la réalisation ... La prochaine fois peut être !!

 

 

David

La note : *

 

Lundi 25 avril 2005

Cinéma : "Brice de Nice"  de James Huth - France

Plus Dumber que Dumber !!

 

Brice de Nice rêve de glisse - ou plus précisément de surf -  Brise de Nice ne sait pas glisser, il vit à Nice. Alors, avant que Brice de Nice ne s'enlise, il va chercher la glisse ailleurs. Bon, coté scénario, pas la peine de chercher plus loin, quand y'a pas, y'a pas. Ah, si ! Quelques idées tout de même : répéter "casser" à tout bout champs, trouver que la vie en Yellow, c'est plus cool ... se moquer d'un homme qui a un bec de lièvre et d'un autre qui a de drôles de pieds ... et ... de Brice qu'est vraiment, mais vraiment trop con !! Voilà, c'est à peu prêt tout. Alors, je veux bien admettre que Jean Dujardin est un acteur très doué - et ses mimiques à la Jim Carrey sont parfois vraiment très drôles dans cette histoire de mec très naze - mais pour le reste, c'est pas encore tout à fait ça.  On voudrait bien être indulgent, il y'a vraiment de - rares - bons moments ... mais on peut pas : Après tout, cet enchaînement de sketchs sans réelle histoire,  est-ce vraiment un film ? Désolé Mr James Huth, n'est pas les frères Farrelly qui veut !! Alors Brice de Nice, cassé ? Ben en fait, oui !! 

 

David

La note : *

 

Mardi 19 avril 2005

Cinéma : "Akoibon"  de Édouard Baer - France

Tout feu tout flamme !

 

Chris Barnes - Jean Rochefort - ex-roi de la Jet Set, accueil sur son île minuscule Daniel - Édouard Baer - qui a planté femme et enfants pour rencontrer Betsy - Marie Denarnaud -  une énigmatique jeune femme dont il a fait la connaissance sur Internet. Pendant ce temps Nader - Nader Boussandel -  cherche à capturer Chris Barnes pour l'échanger contre un ami capturé par des truands. C'est ça le scénario ? C'est ça Akoibon ? Ben pas du tout !! Mais shuuuuut, le plaisir vient justement de la découverte du vrai sujet alors n'insistez pas, je n'en dirais pas plus. Heuuuu ... quand même que c'est une sacrée comédie déjanté, drôle, incisive et rare sur un sujet qui l'est tout autant. Édouard Baer aime la comédie, le cinéma et les acteurs ... alors sur un trip proche du film justement dénommé  Les acteurs de Bertrand Blier, il va plus loin, plus haut, plus fort et entraîne tout le monde - spectateur y compris - dans son délire psycho-cinematographico-délirant !! Et si justement l'histoire, maline et terriblement casse-gueule, vous transporte parfois trop loin - et c'est le trop qui fait la qualité du travail de Mr Baer - il nous donne à voir des numéro d'acteur sidèrent d'efficacité et de plaisir. Qu'on se le dise : Jean Rochefort, Benoît  Poelvoorde, François Rollin, Jeanne Moreau, Chiara Mastroianni réuni dans un même film dirigé et interprété par un Édouard Baer  inspiré et vraiment intelligent , c'est que l'à balle mon n'veux ... tu veux pas rater ça tout de même ? Alors cours chercher bonheur, cours ...

 

David

La note : ***

 

Mercredi 13 avril 2005

Cinéma : "Va, vis et deviens"  de Radu Mihaileanu - France

Bienvenue en terre promise : Eretz Israël !!

 

Israël 1984 - Code de l'opération : Moise -  Mission : Sauver du racisme, de la misère et de la famine les Juifs d'Éthiopie - Votre tâche,  si vous l'acceptez : Faire d'eux de véritables citoyens Israéliens. Difficulté : Les faire accepter par tous comme Juifs, malgré leurs coutumes différentes et leurs couleurs de peau. Pour réussir la mise en image de cette histoire : Mr Radu Mihaileanu, talentueux réalisateur du déjà cultisme Train de Vie. Le titre Va, vis et deviens reflète la division du film en trois parties : "Ce titre m'a (...) été inspiré par l'un de mes livres de chevet, Vie et destin de Vassili Grossman. C'est à la fois une injonction d'amour et la parole de la mère, et cela correspond effectivement aux trois chapitres de la vie de Schlomo. " Va ", c'est l'arrachement et le voyage vers la survie. " Vis ", c'est l'adolescence, la rencontre de l'amour et la réconciliation avec la vie. " Deviens ", c'est l'accomplissement de son destin : devenir un homme, tout simplement, et réaliser cet affranchissement dont lui parlait sa mère autrefois." Un histoire simple et bouleversante mais surtout une grande fresque historique  dans cet état tant décrié et pourtant si humain qu'est Israël. Alors d'accord, parfois tout s'enchaîne trop vite dans l'histoire de Schlomo comme d'ailleurs dans celle du pays ... mais que d' émotions dans le regard des acteurs, dans l'incarnation de rôles qui, pour certains, se rapprochent de leurs véritables histoires. Et quel plaisir dans cette réalisation fluide et généreuse .... aux envolées lyriques très Claude Lelouch première époque !!  Et enfin quelle classe dans la musique d'Armand Amar - Voir critique du Couperet de Costa-Gavras sorti ce mois ci - Un travail de qualité, un beau film universel sur toutes les immigrations ... et sur les idées bien vite reçues !! Merci encore Mr Radu Mihaileanu pour ce fantastique voyage aux tréfonds de notre humanité.

 

David

La note : ***

 

Cinéma : "Million Dollar Baby"  de Clint Eastwood - Etats-Unis

Noir c'est noir ... il n'y a plus d'espoir

 

Alors oui, on pourra rétorquer que le film a gagné quatre Oscars et que Clint Eastwood nous offre ici une réalisation exemplaire. N'empêche que  quand on va au cinéma, ce n'est pas pour voir ça.  Ça, c'est la troisième partie du film, que je ne vous conterais pas,  histoire de ne pas vous dévoiler la fin ... Mais sachez que si vous aimez les larmes et la morale facile, vous ne serez pas déçus. Objectivement, au strict niveau technique, tout est en place, même les acteurs ont la pèche ... rien à dire la dessus. La photographie est sublime, la musique adorable ...  mais alors quoi ? Oui, qu'est ce qui me permet de critiquer ainsi ce long métrage ? J'irais à l'essentiel : Il y a tromperie sur la marchandise ! On va voir un film sur la boxe, on se retrouve avec un long plaidoyer pour l'euthanasie !! Je ne suis pas contre l'euthanasie - ce n'est d'ailleurs pas le problème - mais avouer-le, pour supporter un tel spectacle, faut vraiment pas avoir l'âme sensible ... mais alors pas du tout. 

 

 

David

La note : 0

 

Jeudi 07 avril 2005

Cinéma : "Le Couperet"  de Constantin Costa-Gavras - France

Grand malade d'une société malade ...

 

Mais que se passe t-il dans la tête de Bruno Davert - José Garcia - ? Une épouse et des enfants qui l'aiment, une belle voiture, une grande maison à la campagne ...  Il a apparemment tout pour être heureux. Tout ? Non ! Employé modèle durant plus de quinze ans, il est sacrifié sur l'hôtel du libéralisme sauvage. Après deux ans et demi de chômage, il n'en peut plus, il craque. Son travail, c'était sa place dans la société; Sans lui, il n'existe plus. Alors, à une époque où l'humain vaut moins que le profit, toutes fins justifient les moyens.  Bruno a fait son choix et le sang va couler : Dans l'entreprise comme dans la vie, il faut tuer la concurrence ! Glaçant, pétrifiant, angoissant, le réalisateur engagé Costa-Gavras ne s'embarrasse pas de détails et nous conte cette fable féroce avec, comme à son habitude, une efficacité redoutable. Deux heures de stress sans répit, deux heures d'intelligence aussi. On se surprend à trembler pour cet assassin cynique, à avoir peur pour lui. On comprend que,  quelque part, mais avec moins de fanatisme, sa maladie nous atteint tous. Y'a t-il un échappatoire ?  Incarné par un José Garcia prodigieux de justesse et de retenu; Soutenu par la musique très Philip Glass, répétitive et lancinante du compositeur Armand Amar, ce polar social en laissera plus d'un sur le carreau. Serons-nous capable de créer un jour un monde véritablement à visage humain ? Le défi est de taille, mais il est de la responsabilité de chacun ... à bon entendeur, Salut !!

 

 

David

La note : ****

 

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